Comment calculer son risque en copy trading
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La réponse courte
Un signal donne des niveaux, il ne donne pas votre taille de position. Celle-ci se calcule à partir de trois choses qui vous appartiennent : votre équité, le pourcentage que vous acceptez de risquer, et la distance entre l’entrée et le stop du signal. Copier le lot annoncé par l’auteur est l’erreur la plus fréquente et la plus coûteuse, parce que son lot est dimensionné pour son compte, pas pour le vôtre. Et si le signal comporte plusieurs objectifs, il faut décider si votre pourcentage vaut pour l’ensemble ou pour chaque ordre : la différence est un facteur égal au nombre de cibles.
Un signal donne des niveaux, pas une taille
Ce qu’un signal contient d’utile tient en quatre nombres : un actif, une direction, un prix d’entrée, un stop, et une ou plusieurs cibles. Ces nombres décrivent une idée de marché, et ils sont valables pour tout le monde.
Ce qu’il ne contient pas, c’est votre taille de position. Elle ne peut pas y figurer, parce qu’elle dépend de choses que l’auteur du signal ignore : combien vous avez sur votre compte, quelle part vous acceptez d’en risquer, et dans quelle devise ce compte est libellé.
Autrement dit, un signal se recopie sur ses niveaux et se recalcule sur son volume. C’est la seule partie du travail qui vous revient obligatoirement, et c’est presque toujours celle qu’on saute.
Pourquoi copier le lot annoncé est la pire idée
Beaucoup de canaux affichent un lot, du type « 0,50 lot ». Le reprendre tel quel revient à emprunter le dimensionnement de quelqu’un dont vous ne savez rien.
Prenons un cas concret. L’auteur a 100 000 sur son compte et risque 0,5 %, soit 500. Vous avez 2 000 et vous reprenez son lot : la même position vous coûte les mêmes 500 en cas de stop, soit 25 % de votre compte sur un seul trade. Vous n’avez pas copié sa stratégie, vous avez copié un chiffre qui n’avait de sens que chez lui.
S’y ajoutent deux écarts moins visibles. La devise de votre compte peut différer de la sienne, ce qui décale le calcul. Et la taille de contrat d’un même instrument varie d’un broker à l’autre, notamment entre un compte standard et un compte dit micro, où un lot représente dix fois moins. Le même nombre y désigne deux expositions différentes.
Le calcul correct, avec les niveaux du signal
Il est exactement le même que pour une position que vous auriez décidée vous-même, à ceci près que l’entrée et le stop viennent du signal au lieu de votre propre lecture.
Il vous faut le montant que vous acceptez de perdre, c’est-à-dire votre équité multipliée par votre pourcentage. Puis la distance entre l’entrée et le stop du signal. Puis la valeur d’un point de cette distance pour un lot de cet instrument chez votre broker. Votre volume est le montant accepté, divisé par la distance multipliée par la valeur du point.
Une conséquence à garder en tête : un signal au stop très large impose un volume très petit. Si le volume qui en sort vous paraît ridicule, ce n’est pas le calcul qui est faux, c’est le signal qui demande d’encaisser une distance importante. Le réduire à un chiffre plus confortable revient à augmenter votre risque en silence.
Le détail du calcul, avec un exemple chiffré complet, est dans notre page sur le risque par trade.
Le piège des objectifs multiples
La plupart des signaux annoncent deux, trois, parfois cinq cibles. Comme un ordre ne peut avoir qu’un seul objectif, suivre un tel signal veut dire placer plusieurs ordres, un par cible.
Et c’est là que le risque dérape sans qu’on s’en aperçoive. Si vous calculez votre volume pour 1 % et que vous placez ensuite trois ordres de ce volume, vous ne risquez pas 1 % mais 3 %, puisque les trois partagent le même stop et tomberont ensemble.
Il n’y a que deux façons cohérentes de s’en sortir, et il faut en choisir une explicitement. Soit votre pourcentage vaut pour l’ensemble du setup, et le volume calculé se répartit entre les cibles. Soit il vaut par ordre, et vous assumez de risquer ce pourcentage multiplié par le nombre de cibles. La première est la convention raisonnable ; la seconde est défendable si vous le décidez en connaissance de cause. Ce qui n’est pas défendable, c’est de ne pas savoir dans quel cas on se trouve.
Ce que le signal ne vous dit pas
D’abord, l’absence de stop rend le calcul impossible. Un signal sans stop ne peut pas être dimensionné, et c’est aussi un signal qu’il vaut mieux ne pas suivre : celui qui l’écrit ne dit pas où son idée est fausse.
Ensuite, l’horizon. Un même couple entrée-stop peut correspondre à une position de vingt minutes ou de trois semaines, et cela change tout à la façon dont vous la supporterez, sans rien changer au calcul.
Enfin, ce qui se passe après. L’auteur peut déplacer son stop, sécuriser une partie, sortir à la main, sans que le canal l’annonce toujours. Vous héritez de l’entrée, pas de la gestion. C’est la raison pour laquelle votre dimensionnement doit tenir tout seul, sans supposer que quelqu’un veillera pour vous.
Comment AlphaGPT s’en occupe
Vous collez le texte du signal. L’outil en extrait l’actif, la direction, l’entrée, le stop et les cibles, retrouve l’actif correspondant chez votre broker sous le nom que lui donne votre broker, lit votre équité réelle, et affiche le volume qui découle de votre pourcentage.
Le pourcentage se règle une fois et vaut pour le setup entier, ce qui ferme par construction le piège des objectifs multiples décrit plus haut.
La suite, c’est-à-dire le placement lui-même et les refus qu’il peut provoquer, est traitée dans notre page sur le passage des ordres d’un signal. Le trading comporte un risque de perte en capital.