Utiliser un outil d’analyse sur un compte de prop firm
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La réponse courte
La plupart des sociétés de financement donnent accès à un compte MetaTrader hébergé sur un serveur dédié, souvent un serveur de simulation. Techniquement, un outil d’analyse s’y connecte comme à n’importe quel compte. Ce qui change, ce sont les règles du contrat, et trois d’entre elles pèsent directement : la limite de perte quotidienne, qui doit entrer dans votre calcul de risque et non seulement votre capital ; les restrictions autour des annonces économiques, fréquentes ; et la position de la firme sur les ordres passés par un programme. Ces règles ne se devinent pas, elles se lisent dans le contrat de votre firme.
Du point de vue de la connexion
Un compte de financement est un compte MetaTrader comme un autre : un numéro, un mot de passe, un serveur. Le nom du serveur trahit souvent son statut, avec un suffixe du genre SIM, mais cela ne change rien à la façon de s’y connecter, décrite dans notre page sur le serveur et le numéro de compte.
Deux exceptions à connaître avant de s’engager. Certaines firmes n’utilisent pas MetaTrader mais une plateforme maison, et dans ce cas aucun outil externe ne peut s’y connecter. D’autres livrent un compte MetaTrader en phase financée seulement, et font passer l’évaluation ailleurs. Et quand c’est bien MetaTrader, vérifiez laquelle : MT4 et MT5 ne partagent pas les mêmes comptes.
Les règles qui changent vraiment quelque chose
Elles varient d’une firme à l’autre, parfois d’un programme à l’autre chez la même firme, et c’est exactement pour cela qu’il faut les lire plutôt que les supposer. Quatre familles reviennent partout.
- la limite de perte quotidienne et la limite de perte totale, les deux règles dont le franchissement termine le compte immédiatement ;
- les contraintes de durée : nombre minimal de jours de trading, parfois nombre maximal ;
- les règles de cohérence, qui interdisent qu’un seul trade représente l’essentiel du résultat, ou qu’une journée fasse le mois ;
- les restrictions de circonstance : interdiction d’ouvrir ou de tenir une position autour d’une publication majeure, ou de garder une position pendant le week-end.
La dernière est très répandue, et c’est celle qu’on oublie le plus souvent. Notre page sur le calendrier économique donne les heures concernées.
La limite quotidienne change votre calcul de risque
C’est le point que la plupart des gens découvrent trop tard. Sur un compte ordinaire, votre risque par trade se calcule sur votre capital. Sur un compte de financement, il doit aussi tenir dans la limite quotidienne, qui est bien plus serrée.
Prenons un compte de 100 000 avec une limite de 5 % par jour, soit 5 000. À 1 % de risque par trade, cinq pertes d’affilée suffisent à atteindre la limite et à mettre fin au compte. À 0,5 %, il en faut dix. La question n’est donc pas « combien je risque par trade » mais « combien de pertes consécutives ma règle me laisse-t-elle encaisser ».
Un détail technique décide du reste, et il est écrit dans le contrat : la limite est-elle calculée sur le solde au début de la journée, ou sur l’équité, c’est-à-dire en comptant aussi les positions encore ouvertes ? Dans le second cas, un flottant négatif peut franchir la limite sans qu’aucune position n’ait été fermée.
Le calcul du volume lui-même ne change pas, il est décrit dans nos pages sur le risque par trade et sur la taille de position par instrument. C’est le pourcentage que vous y entrez qui doit être choisi en fonction de la limite.
Automatisation et copie de signaux : la question à poser
Les firmes se répartissent en trois positions, et il faut savoir laquelle est la vôtre. Certaines n’autorisent que le trading manuel. D’autres acceptent les programmes d’aide à la décision mais interdisent la copie automatique de signaux venus d’un tiers. D’autres encore acceptent les deux.
Une nuance technique entretient la confusion. Un outil qui analyse et affiche un plan ne passe aucun ordre : il ne relève d’aucune de ces règles. Un outil qui place un ordre, même sur votre clic, envoie une instruction par programme, et c’est cela que certaines firmes encadrent.
La bonne question à poser au support de votre firme est donc précise : est-ce qu’un ordre envoyé depuis un outil tiers, sur mon action, est autorisé sur ce compte ?
À noter que la réponse peut aussi venir du serveur lui-même. Un compte configuré pour refuser les ordres envoyés par un programme renvoie un code sans ambiguïté, traité dans notre page sur les codes de retour MT5.
Commencer en lecture seule
C’est le conseil qui vaut pour tout compte, et il vaut doublement ici. Avec un mot de passe investisseur, un outil lit votre compte et ne peut strictement rien y envoyer.
Sur un compte de financement, cela veut dire que vous pouvez juger la qualité des analyses pendant des semaines sans qu’aucune règle ne puisse être enfreinte par l’outil, puisque aucun ordre ne peut en partir. Vous passez vos ordres à la main, comme d’habitude, et vous décidez ensuite. Ce qu’un programme peut techniquement faire sur un compte, et ce qu’il ne peut pas, est détaillé dans notre page sur les permissions d’un outil d’analyse.
Ce que fait AlphaGPT, et ce qu’il ne fait pas
L’outil se connecte à un compte de financement comme à n’importe quel compte MetaTrader, en lecture seule ou non, et calcule les volumes à partir de l’équité réelle de ce compte. Le périmètre complet est décrit dans notre page sur ce qu’est AlphaGPT.
En revanche, il ne connaît pas les règles de votre firme et ne les applique pas. Il ne sait pas quelle est votre limite quotidienne, ne compte pas vos jours de trading, et ne vous empêchera pas d’ouvrir une position dix minutes avant une annonce.
Ces règles restent entièrement de votre côté, et c’est la raison pour laquelle le pourcentage de risque que vous réglez doit être choisi en fonction d’elles. Le trading comporte un risque de perte en capital.